En ce temps de colonisation, il s’avérait très difficile, souvent impossible, d’emprunter une voie terrestre pour se voyager. Depuis des temps immémoriaux, la rivière Saguenay servait de moyen de transport naturel autant pour les Amérindiens que pour les colons. Seul un petit chemin, presque impraticable, existait entre Saint-Alexis et la Rivière-du-Moulin. Ce chemin que l’on nommait populairement la Grande ligne provenait du tracé de l’arpenteur Duberger, entre le canton Chicoutimi et Bagot. C’est le père Honorat, le missionnaire infatigable, qui dès 1844, en compagnie du gérant de Price David Blair, intéresse la population à se doter d’un chemin carrossable. Avec l’aide de Dieu et des hommes, le chemin sera terminé le 28 décembre 1844.