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Au mois d’août 2019, nous nous plongions dans les recherches pour soutenir l’écriture du quatrième Procès à l’ancienne, puis quatre mois plus tard, l’auteur Martin Giguère nous dévoilait le texte hilarant d’une pièce intitulée « Les voleurs de poules ou l’importance de l’hygiène en 1920 ». Eh oui! Quelques mois avant que l’on entende parler du coronavirus, Martin Giguère, alias Diogène le clown noir, écrivait une histoire de mise en quarantaine décrétée par le grand chef de l’hygiène publique, le Dr Delisle! Sauf qu’à la différence d’aujourd’hui dans la vie réelle, le confinement sanitaire de la pièce de théatre est imposé dans la prison et le palais de justice de Chicoutimi qui sont juxtaposés…

Cette histoire pour le moins rocambolesque nous a menés à nous intéresser à l’univers carcéral de Chicoutimi, car le besoin de le mettre en scène soulevait des questions. Comment l’établissement était-il conçu? À quoi ressemblait-il? À quelles conditions étaient soumis les détenus? Et plus encore… Parmi toutes les archives, les dessins d’architecture et les études que nous avons dépouillés, un élément en particulier a attiré notre attention : la valeur patrimoniale de la prison de Chicoutimi. Cet aspect s’est avéré tellement important, que nous avons creusé nos recherches plus avant en ce sens. Et c’est avec grand plaisir que nous vous dévoilons le résultat de ces recherches passionnantes à travers l’article d’Audrey Naud, « La prison : première œuvre architecturale de style Art déco à Chicoutimi ».

À ce numéro dédié au patrimoine judiciaire, quoi de plus naturel que d’intégrer un texte gagnant de la 22e édition du Concours d’histoire Raymond-Labonté, édition qui avait pour thème « La justice au Saguenay–Lac-Saint-Jean ». Le texte que nous avons choisi de publier aborde un sujet jamais traité dans un numéro précédent de Saguenayensia : le meurtre de Joseph Laforest de Saint-Fulgence et l’extraordinaire plaidoyer de Louis de Gonzague Belley.

Finalement, lorsqu’il est question des archives judiciaires, un partenaire demeure indispensable : Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et sa coordonnatrice-archiviste régionale à Saguenay, Myriam Gilbert. Un article et deux chroniques sont signés Myriam Gilbert, passionnée par l’histoire insolite du Saguenay–Lac-Saint-Jean.